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Lewis Hamilton rapidement performant avec la Ferrari F1

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Lewis Hamilton : « La première course ne peut pas arriver assez tôt ». Lors des essais, il a déjà trouvé les bonnes sensations au freinage

Paolo Filisetti

La passion inextinguible de piloter et de triompher au volant d’une Ferrari. Voilà ce que ressent Lewis Hamilton en attendant avec impatience la première course du championnat du monde, marquant ainsi le début de sa nouvelle aventure sous les couleurs du Cheval Cabré après ses sept titres remportés avec McLaren et Mercedes. Malgré ses 40 ans, le champion britannique vit la veille de la compétition comme un jeune pilote à ses débuts, impatient de montrer ce dont il est capable. « La première course ne peut pas arriver assez tôt », a-t-il partagé sur les réseaux sociaux pour exprimer son impatience. Le choc survenu mercredi, durant la deuxième journée d’essais au volant de la SF-23 sur le circuit espagnol du Montmeló, a été classé comme un « incident normal de parcours » par l’équipe, et Hamilton semble lui-même loin d’être inquiet.

Le carnet de notes de Hamilton

Parmi les photos publiées, une en particulier a retenu l’attention : celle où l’on voit Lewis prendre des notes dans un carnet tout en restant assis dans l’habitacle de sa monoplace, entre deux sessions. Cette image illustre sa rigueur et son attention aux détails lors des essais en Espagne, ainsi que lors de sa première sortie en rouge sur le circuit privé de Fiorano. Les essais Ferrari se sont terminés hier avec Antonio Giovinazzi et le jeune Dino Beganovic appelés à effectuer un travail supplémentaire après celui de Hamilton et Charles Leclerc les jours précédents. Des informations intéressantes ont filtré concernant l’adaptation de Lewis à la Ferrari. Mis à part l’accident, le septuple champion a réussi à se familiariser avec les procédures de départ et les modalités de décrochage de l’embrayage, un aspect crucial en vue des premiers Grands Prix. Il s’est également habitué au système de freinage de la Ferrari, avec des disques différents de ceux qu’il utilisait chez Mercedes. Lewis, à la fin, a partagé ses impressions très positives avec les ingénieurs. Le pilote britannique a salué les performances du système de freinage fourni par Brembo, et l’a trouvé en adéquation avec son style de conduite, notamment en ce qui concerne la modulabilité de la pression sur la pédale. Hamilton est l’un des pilotes qui freine le plus tard et le plus fort, entrant dans les virages à grande vitesse. Une caractéristique qui, en théorie, s’adapte moins aux voitures à « effet de sol » de cette génération par rapport aux précédentes, comme l’a fait remarquer son ancien directeur d’équipe, Toto Wolff. Mais peut-être que Hamilton pourrait retrouver les meilleures conditions chez Ferrari. Lors du test en Espagne, Lewis a également pu essayer les modifications de la pédale qu’il avait demandées après la journée à Fiorano, les trouvant satisfaisantes. Ce qui signifie que ce détail sera transféré sur la nouvelle voiture de 2025, qui s’appellera SF-25 et sera dévoilée le 19 février. Enfin, au Montmeló, il a été possible d’évaluer différentes configurations de la power unit sur la longue ligne droite, en testant aussi diverses configurations de gestion de l’embrayage et de transmission (différentiel).

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FIORANO MODENESE, ITALY - JANUARY 22: Lewis Hamilton of Great Britain driving the (44) Ferrari SF-23 on track during his first official days as a Scuderia Ferrari F1 driver at Fiorano Circuit on January 22, 2025 in Fiorano Modenese, Italy. (Photo by Clive Rose/Getty Images)

Une nouvelle ère pour Ferrari en 2025-26

Pendant ce temps, à Maranello (et ailleurs), l’étude de la voiture 2026 a déjà commencé, et la conception entrera dans une phase cruciale avant l’été. Bien que le règlement change radicalement avec l’adoption de power units plus électrifiés et d’aérodynamique active, les ingénieurs ont déjà trouvé de nombreux points communs avec les monoplaces actuelles. McLaren et Ferrari, les équipes favorites cette année dans la lutte pour le titre, auraient identifié une connexion entre des contextes qui semblaient éloignés de plusieurs années-lumière. Les déclarations de Rob Marshall, directeur technique de McLaren, laissent entendre qu’à Woking, ils ont conçu une voiture 2025 très extrême dans le but de transférer certaines idées sur celle de 2026. Ferrari aurait fait de même en adoptant la suspension avant à schéma « pull rod », avec un effort technique significatif. L’équilibre dynamique sera la clé pour exploiter au mieux l’aérodynamique active. Développer sur les monoplaces actuelles des concepts qui vont dans cette direction représente un investissement technique dont l’objectif est d’améliorer les performances grâce à une gestion intelligente des ressources, en commençant par le temps dédié à la recherche. Il ne reste qu’un mois avant les essais officiels à Bahreïn et un peu plus avant le début du championnat du monde, c’est pourquoi le travail effectué par Ferrari au Montmeló revêt une signification importante.

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  • Jean-Louis Moncet, journaliste automobile expérimenté
  • Magazine Auto Plus
  • Citation de Géraldine Gaudy, spécialiste des sports mécaniques
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