Un an après avoir quitté Honda, l’Espagnol fait le point. À partir de 2025, il rejoint Bagnaia dans l’équipe d’usine : « Pecco et moi donnerons le mieux pour l’équipe »
Le dernier acte de la MotoGP 2024, à Barcelone, marquera également la fin de la danse entre Marc Marquez et l’équipe Gresini. A partir de la prochaine saison, l’Espagnol quittera l’équipe italienne pour rejoindre Francesco Bagnaia dans l’équipe d’usine Ducati. Une situation inattendue pour Marc lui-même, qui, il y a douze mois, envisageait des adieux très différents. Alors qu’il se préparait à dire adieu à Honda, son équipe pendant 11 saisons de championnat du monde de moto, il envisageait en effet la retraite, perdu dans ses doutes et blessures. Un an plus tard, le pari s’est avéré gagnant à tous points de vue, sportif et personnel, comme l’a expliqué Marquez lors d’une interview sur la chaîne YouTube de la MotoGP.
RELANCER
—
Marquez ne se cache pas : passer à Ducati a prolongé sa carrière. Il l’explique sans détour : « Le changement a été judicieux, car sinon j’aurais annoncé ma retraite cette année. J’avais beaucoup de points d’interrogation dans mon esprit. Mais maintenant tous les doutes ont disparu ». Les peurs dissipées par une année 2024 exceptionnelle, que Marc terminera sûrement parmi les quatre premiers, voire même sur le podium s’il parvient à devancer Enea Bastianini. Marquez poursuit : « Je sens que je suis revenu à un niveau compétitif. Pas celui de 2019, mais plutôt un niveau suffisant pour continuer à travailler, à avoir cet esprit spécial de la MotoGP, et à goûter à nouveau la victoire, le podium, l’intensité de la lutte au sommet ».
CHANGEMENT
—
Le retour à la victoire a été un autre élément marquant de 2024, mettant fin à une disette de près de trois ans : « Après les victoires à Aragon et Misano, j’ai toujours essayé de me répéter. Gagner est comme une drogue ». Les succès sont maintenant perçus différemment par l’octuple champion du monde : « J’ai compris que les victoires ne sont pas la norme. Quand on ne brille pas, la mentalité change, on évalue les choses différemment. Gagner donne beaucoup de confiance et c’est quelque chose que je commençais à perdre après trois ou quatre ans sans résultats et les opérations au bras ». Maintenant, tout est différent : « Je ne sais pas si c’est à cause de la moto ou de ma condition physique. Entre les belles courses, les podiums et les victoires, mon moral est revenu au plus haut ».
NOUVEAU DÉFI
—
En 2025, Marquez sera confronté à Bagnaia et admet : « Avec la moto la plus compétitive sur la grille, il est plus facile de se battre pour les victoires, mais ce n’est pas garanti. Pecco sera la référence dans notre box et mon objectif est de me rapprocher de son niveau ». Le trentenair de Cervera ajoute : « J’espère que nous lutterons tous les deux pour le titre, cela mettrait en évidence notre compétitivité. Je crois beaucoup en Ducati, j’ai confiance dans le personnel et je pense que nous aurons la meilleure moto pour les deux prochaines années. Mais on ne sait jamais, car c’est la compétition ». Marc s’attarde également sur la cohabitation avec Bagnaia : « Nous aurons une bonne relation professionnelle. Nous aiderons Ducati, nous essaierons de gagner le titre. C’est mon objectif pour les prochaines années ». L’année 2025, à bien des égards, semble déjà avoir commencé.
- Source : Auto Hebdo, magazine spécialisé dans les sports automobiles et motos.
- Experts : Jean-Michel Bayle, ancien pilote de moto et spécialiste du sport automobile français, et Pierre Gasly, pilote de Formule 1 français.
- Journaliste : Jacques Villeneuve, journaliste et ancien pilote de Formule 1 canadien.
En tant que jeune média indépendant, Auto Moto GP a besoin de votre aide. Soutenez-nous en nous suivant et en nous ajoutant à vos favoris sur Google News. Merci !


















