Bien qu’on dise que lorsqu’on voit les barbes de son voisin perler, il faut mettre les siennes à tremper, dans le domaine de la voiture électrique, les choses sont légèrement différentes. Alors que de nombreux pays de l’Union européenne peuvent se vanter d’un pourcentage assez intéressant de voitures électriques parmi les ventes totales de voitures, en Espagne, nous avançons à un rythme beaucoup plus lent.
La réduction des subventions pour l’électrique : une réalité en France
Nous avons appris aujourd’hui que la France va diminuer la prime écologique pour les voitures électriques à un maximum de 4 000 euros. Jusqu’à présent, le montant maximum des aides était de 7 000 euros. Cette décision marque un tournant significatif dans le soutien gouvernemental à la transition écologique.
Le budget des subventions en baisse
Le budget total alloué aux subventions pour les véhicules électriques sera réduit de 1,5 milliard d’euros en 2024 à 1 milliard d’euros en 2025. Les aides sont désormais davantage orientées vers ceux qui ont des revenus plus modestes. En 2025, la prime écologique dépendra des revenus et sera liée aux émissions de CO2 de la production des véhicules et des batteries.
Revue du leasing social pour les bas revenus
Le leasing social pour les citoyens à faibles revenus sera réintroduit dans la seconde moitié de 2025, avec un budget de 300 millions d’euros, financé par des certificats d’économies d’énergie. Cette initiative vise à rendre les véhicules électriques plus accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.
Nouveaux seuils de pénalité pour les véhicules polluants
La taxe « malus écologique » pour les véhicules à fortes émissions sera probablement renforcée, avec des seuils de CO2 réduits de 118 g/km à 113 g/km en 2025. Les amendes pourraient atteindre jusqu’à 70 000 euros. De nouvelles pénalités et seuils sont proposés pour 2026 et 2027, ce qui pourrait affecter environ 120 000 véhicules supplémentaires selon les données actuelles de ventes.
Les véhicules totalement électriques et les hybrides rechargeables bénéficieront d’une exonération de 50 % des frais d’immatriculation. Et de 100 % pour l’enregistrement des plaques dans la majorité des régions.
Grâce au « bonus écologique », l’État aide les citoyens à l’achat de véhicules à faibles émissions. Ainsi, une aide financière est offerte à toute personne achetant ou louant un véhicule neuf ou d’occasion émettant peu de CO2.
Pour les voitures électriques (émissions de CO2 : 20 g/km maximum) d’une valeur inférieure à 47 000 € (avec une subvention pour particuliers) et un poids limite de 2,4 tonnes, une aide de 3 000 € (maximum 27 % du prix d’achat) est accordée, ou 4 000 € pour les véhicules utilitaires légers. Les entreprises bénéficieront des mêmes montants.
Si le conducteur a un revenu inférieur à 14 100 € par an, la subvention maximale est de 7 000 €. Une aide de 1 000 à 3 000 euros supplémentaires est prévue pour les véhicules des résidents dans les zones à faibles émissions.
Ces subventions nécessitent certaines conditions, comme le fait que le véhicule doit être 100 % électrique ou hybride (moins de 50 gr de CO2). Le véhicule doit être un tourisme, une fourgonnette, un véhicule motorisé à 2 ou 3 roues ou un quad. Pour une voiture ou une fourgonnette, le propriétaire ne doit pas vendre son véhicule avant 12 mois de propriété.
En outre, tous les travaux d’installation d’une borne de recharge pour voiture électrique à domicile bénéficient d’un taux de TVA réduit de 5,5 %. Pour l’installation de prises destinées à la recharge dans les bâtiments de plus de 2 ans, la TVA est de 10 %. Dans les bâtiments de moins de 2 ans, la TVA est de 20 %.
- Jean Dupont, journaliste spécialisé en sports automobiles
- Marie Leblanc, experte en transition énergétique
- Le magazine Auto Moto
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