Bonnes et aussi mauvaises nouvelles pour les passionnés de l’électrification : 2024 s’est terminé avec des ventes d’électriques faibles en Espagne et des baisses notables sur des marchés comme celui de l’Allemagne. Toutefois, dans d’autres pays comme le Royaume-Uni ou la Norvège, les véhicules électriques se développent sans contrainte.
Expansion des stations de recharge : un vent favorable
Bien que les voitures électriques progressent à des rythmes différents en Europe, l’augmentation des nouveaux points de recharge connaît une excellente dynamique. En effet, l’année 2024 se conclut avec l’ajout de 9 425 nouveaux points de recharge publics. C’est un bon rythme, mais il est impératif d’en avoir plus, surtout dans des zones cruciales du réseau routier qui manquent de points de recharge rapide.
La bureaucratie freine le progrès en Espagne
Actuellement, si les 11 446 points de recharge inopérants entraient en service, l’Espagne pourrait disposer d’un réseau de 50 171 points. Toutefois, en raison de nombreux points en attente de permis et autres formalités administratives, seulement 38 725 points sont opérationnels. De plus, un certain nombre de ces points sont en panne ou en cours d’amélioration.
Un indicateur de l’électromobilité en demi-teinte
Selon le baromètre de l’ANFAC, l’indicateur global de l’électromobilité, qui évalue la pénétration des véhicules électrifiés et l’installation des infrastructures de recharge, atteint 15,5 points sur 100. Bien que cela représente une croissance de 1,7 point par rapport à l’année précédente, cela reste largement inférieur à la moyenne européenne, qui est de 29.
Quels types de chargeurs progressent ?
Le développement des chargeurs rapides restant limité, la majorité des nouvelles installations sont de faible puissance. En 2024, 5 058 points de recharge de 22 kW ou moins ont été ouverts au public, ce qui signifie que 71 % des points de recharge publics sont de faible puissance. Cela implique des temps de charge minimums de 3 heures, dépassant largement les objectifs fixés par l’ANFAC.
En résumé, 2024 peut être considéré comme une année manquée pour l’accélération de l’électrification. Bien que de nombreux constructeurs aient fait leur part en proposant des véhicules à des prix compétitifs, l’infrastructure, la bureaucratie et les aides sont à la traîne.
- Jean-Pierre Beltoise, expert en automobiles, « Le Monde de l’Auto »
- Sophie Ménard, journaliste chez « Auto Moto »
- Luc Chatelain, spécialiste en mobilité électrique, « L’Argus »
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